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La
neige très attendue
la
neige très attendue Les dernières chutes de neige
ont permis une ouverture correcte au Markstein, géré
par un nouvel exploitant. Hélas, le redoux risque de tempérer
l'optimisme du début de saison.
Après quelques années mouvementées, pour
des raisons administratives et juridiques, l'exploitation de
la station du Markstein doit retrouver cette année une
certaine stabilité. Le virage semble avoir bien été
négocié, entre la gestion en régie, l'an
dernier, et l'exploitation par une société privée,
par l'intermédiaire de la SARL Markstein Loisirs, dirigée
par André Speckbacher, gérant, avec pour associé
Jean-Claude Bini, responsable de la station. Mais, comme toujours
en montagne, c'est la météo qui décide.
À part quelques exceptions, l'équipe d'exploitation
a peu changé, par rapport à l'hiver dernier. Sur
le terrain, on retrouve un peu les mêmes têtes, aux
mêmes postes. Pour le nouvel exploitant, la gestion est
beaucoup aisée qu'avec le système de la régie,
avec sa comptabilité publique, peu adapté à
ce genre d'exercice. Les installations, téléskis
et enneigement artificiel, restent propriété du
Syndicat mixte Markstein t Grand Ballon, tandis que le matériel
roulant (dameuses et motos neige) a été racheté
par l'exploitant, qui gère les remontées mécaniques,
entretient les pistes, organise la production de neige artificielle
et gère le bar restaurant situé au bas des pistes.
En contrepartie du droit d'exploiter les installations, il reverse
une redevance au Syndicat mixte, à hauteur de 10 % du
chiffre d'affaires annuel, à laquelle s'ajoute 5 % du
CA en droits d'entrée, plus une taxe de 3 % des recettes
brutes, pour les communes d'Oderen et Fellering.
Gare au redoux
Pour faire fonctionner la station, la société Markstein
Loisirs emploie quatre permanents : Jean-Claude Bini, responsable
général, Jean-Martin Ruhland et Nicolas Grob, responsables
des installations et des pistes, et Sandra Gross, caissière.
À ce personnel s'ajoute toute une équipe de saisonniers
et vacataires, pisteurs-secouristes, perchmen, cuisinier, etc.
Contrairement à l'hiver dernier, la station a pu ouvrir
pour les vacances scolaires de Noël. « Même
si la couche n'est pas très épaisse, la neige est
bien là et quand la température nocturne le permet,
nous fabriquons de la neige artificielle. Jusqu'à présent,
nous avons pu fonctionner de manière très correcte,
avec une bonne affluence le week-end dernier. C'est mieux que
l'an dernier, où la neige était tombée début
janvier, le dernier jour des vacances scolaires. Si nous bénéficions
des mêmes conditions que l'an dernier pour les vacances
de carnaval, ce sera parfait, avec de la neige, du froid et du
soleil », relève le responsable de la station Jean-Claude
Bini, qui est inquiet cette semaine en scrutant le ciel et les
prévisions météo, qui annoncent un redoux.
Jean-Michel Cuenot
Photos
Jean-Michel Cuenot Jean-Claude Bini (à gauche), responsable
de la station du Markstein, en conversation avec Bernard Brechbiehl,
le nouveau directeur de l'École de ski (au centre) et
l'un des moniteurs.
Une
restructuration globale
Au Markstein, on attend avec impatience les conclusions des trois
études en cours, concernant le domaine skiable, l'impact
paysager et la maison d'accueil. Cette réflexion, qui
associe les habitants et les professionnels de la station, est
menée par un cabinet grenoblois et l'Adauhr (Agence de
développement, d'aménagement et d'urbanisme du
Haut-Rhin), une émanation du conseil général.
Les conclusions devraient être connues au printemps et
tenir compte des projets déjà engagés, comme
la construction de nouveaux téléskis à la
Fédérale et à la Grenouillère, pour
remplacer ceux qui ne répondent plus aux normes, ainsi
que l'installation de canons à neige et de l'éclairage
sur le stade de slalom.
Le bâtiment Touristra en question
La modernisation de la station s'appuie sur une réflexion
globale, qui intègre tous les paramètres : centre
de la station, parkings, desserte des établissements,
cheminements piétonniers harmonisation des activités,
en hiver comme en été (ski alpin, ski de fond,
snowboard, saut à ski, raquettes, luge, randonnée,
VTT, vol libre, bob luge, mini golf, trampoline, etc.). La réflexion
s'intéresse au projet de construction d'un télésiège,
avec son impact paysager, aux liaisons entres les pistes et les
services et à l'extension du réseau d'enneigement
artificiel. Elle devra aussi prendre en compte l'existence de
l'ancien bâtiment Touristra, fermé depuis des années,
avec l'importante emprise de ses terrains. La perspective d'acquisitions
foncières ouvrirait de nouvelles possibilités de
développement. En raison du prix, seule une collectivité
territoriale (comme le conseil général, avec des
aides éventuelles), pourrait réaliser cette acquisition.
Le Grand Ballon aussi
Or, compte tenu de l'enveloppe importante déjà
consacrée par le Département au profit de la montagne,
il ne sera certainement pas facile de convaincre certains élus
de la plaine et des villesDans les 6 millions d'euros consacrés
par le conseil général aux Syndicat mixte Markstein
t Grand Ballon, il convient d'englober des aménagements
à réaliser au Grand Ballon, où la concession
arrive à échéance le 31 décembre
2004. La commune de Soultz, sur laquelle se situe la station,
a confié sa compétence à la communauté
de communes de la région de Guebwiller, qui, à
son tour, l'a transférée au Syndicat mixte Markstein
t Grand Ballon. Une nouvelle délégation de service
public devra être engagée, pour être prêt
en fin d'année, au moment du renouvellement de la concession
et la gestion future du domaine skiable. En plus de l'organisation
des loisirs au Grand Ballon, il faudra prendre en compte les
accès à la station. En hiver, un seul accès
est possible, par la vallée de Saint-Amarin, via Willer-sur-Thur
et Goldbach.
J-M.C.
L'avenir
de la maison d'accueil du Markstein, sous sa forme actuelle,
figure notamment au centre des études sur la restructuration
de la station.
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